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Depuis la fin de 2025, l’Orchestre symphonique de Vancouver traverse une période de turbulences.
Le 12 septembre dernier, les musiciens se tenaient devant l’Orpheum Theatre, distribuant des brochures pour obtenir un nouveau contrat et une revalorisation de leur paie, faisant remarquer que la rémunération des musiciens était « inférieure à celle des orchestres symphoniques de la même envergure » dans l’ensemble du pays, malgré le fonds de dotation de 53 millions de dollars du VSO.
Le 25 septembre à 17 heures, à la sortie de l’Orpheum, les musiciens du VSO ont entamé la grève. La représentation du soir même ainsi que toutes les représentations de la semaine ont été annulées.
Le lendemain, le VSO a publié une déclaration, exprimant sa déception quant à « l’impact que cela aura sur [son]public et d’autres acteurs du milieu. […] Notre priorité, ont-ils affirmé, est, et a toujours été de soutenir nos musiciens tout en garantissant la capacité du VSO à prospérer pour les générations futures. »
Enfin, le 4 octobre, le VSO et le syndicat des musiciens ont annoncé qu’un accord avait été conclu.

« Ce qui a le plus marqué tout au long de cette période difficile, c’est le soutien extraordinaire que nous avons reçu de notre communauté », a déclaré le syndicat des musiciens, ajoutant que la présidente du VSO, Angela Elser, avait reçu des centaines de lettres de soutien au sujet de cette grève. « Nous sommes désormais plus solidaires que jamais. » Le 31 octobre, le syndicat a ratifié une convention collective de trois ans avec la Vancouver Symphony Society.

Et puis, le 17 décembre, la violoniste Esther Hwang a déclaré, dans un article du Globe and Mail, avoir été victime d’agressions sexuelles de la part d’un membre senior de l’orchestre en 2017, alors qu’elle était âgée de 22 ans. Elle a également expliqué que la publication de l’article enfreignait l’accord de confidentialité qu’elle avait signé avec le VSO en 2019. Le syndicat des musiciens, qui n’avait pas fait de déclaration depuis l’annonce de leur convention collective, a publiquement apporté son soutien à Esther.
Le lendemain, le VSO a envoyé à Esther une mise en demeure qui a suscité de vives réactions de la part du public. En réponse, la violoniste a envoyé une lettre aux musiciens du VSO, déclarant : « J’évoque avant tout l’institution et ses dysfonctionnements systémiques », avant de décrire son expérience des violences sexuelles subies et les répercussions à long terme de son accord de 2019 sur sa relation avec le VSO. Une pétition change.org en soutien à Esther a reçu plus de 15 000 signatures.
Le 6 janvier, le VSO a publié une « Lettre ouverte à la communauté musicale classique », dans laquelle il s’engageait à exclure des clauses de confidentialité dans les futurs accords relatifs à des cas d’inconduite sexuelle et déclarait ne pas avoir l’intention de porter plainte contre la jeune violoniste.
Il a affirmé que « si un musicien de la communauté est en souffrance, et que l’intégrité de notre institution est remise en question, nous devons faire une introspection profonde et honnête de nous-mêmes, de nos pratiques et de nos responsabilités ».
En juin 2026, l’accord conclu avec la section locale 118 de l’IATSE arrivera à expiration. Tous les regards seront tournés vers ce groupe important de machinistes et techniciens et leurs négociations avec le VSO. Traduction : Mathilde Wahl
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