Pour la soprano Ariane Martel, l’instrument n’est pas qu’une abstraction cachée dans le corps : c’est une mécanique de précision qu’elle a choisi de dompter, autant par l’art que par la science. Formée au chant classique à l’Université McGill, la chanteuse s’est un jour heurtée à un paradoxe déstabilisant : maîtriser la performance sans en saisir les rouages physiques. « Je sortais d’un bac en chant et je ne savais même pas ce qu’était un larynx », raconte-t-elle. Cette quête de vérité l’a menée des neurosciences cognitives à l’orthophonie, un champ encore pionnier au Québec lorsqu’il est appliqué à la…
