Critique de disque | Sondra Radvanovsky, Puccini Heroines

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Puccini Heroines

Sondra Radvanovsky, soprano; Orchestre du Lyric Opera of Chicago; Enrique Mazzola, chef

Pentatone, 2026

Puccini Heroines est en quelque sorte la suite du programme Three Queens de Sondra Radvanovsky, également enregistré en concert au Lyric Opera of Chicago. Cette fois, elle chante un air de presque tous les premiers rôles féminins de Puccini en plus de deux airs de soutien comme bis. Il n’y a pas beaucoup de surprises (du moins pas avant la fin) avec « Sì. Mi chiamano Mimì » de Mimì, « Vissi d’arte » de Tosca, « Un bel dì vedremo » de Butterfly et « Sola, perduta, abbandonata » de Manon. Tous figurent sur l’album, en plus d’airs moins connus extraits de Le Villi et d’Edgar, parmi d’autres. Dans ce que je crois avoir été le programme du concert, neuf airs au total et environ 24 minutes d’intermèdes et de préludes musicaux étaient inclus.

La qualité est là. Radvanovsky a une sonorité très pure, jamais stridente ou métallique, même dans les aigus puissants. Ses harmoniques ressemblent presque aux sons d’une clarinette, ce qui est unique. Sa voix est aussi pleine de couleurs. Lorsqu’il le faut, elle peut considérablement assombrir son timbre, comme au début de « Sola, perduta, abbandonata ». Elle met aussi de l’avant sa capacité à rester dans les aigus pendant assez longtemps. C’est du Puccini à son meilleur, admirablement bien accompagné par l’orchestre du Lyric Opera dirigé par Enrique Mazzola.

La soprano s’amuse aussi vers la fin. « In questa reggia » de Turandot montre notamment qu’elle n’a aucune difficulté à projeter sa voix. Le premier bis est « Quando me’n vo’ » de Musetta dans La bohème. J’imagine qu’elle ne l’avait pas chanté depuis longtemps dans une production théâtrale, mais c’est un air coquin dont elle se délecte, tout comme nous. Puis, elle revient avec « O mio babbino caro ». Son interprétation sur le ton de la plaisanterie est une excellente façon de mettre un sourire aux lèvres au public très enthousiaste.

La qualité de l’enregistrement est excellente. Les sons sont purs et clairs et les nuances sont remarquables. Il est offert en CD, fichier numérique sans perte de résolution de 44,1 kHz et 16 bits ou 96 kHz et 24 bits, MP3 et format Dolby ATMOS. Le livret somptueux comprend des notes détaillées en plus de l’intégralité des textes avec traductions.

Avec ses 52 minutes de chant et pièces orchestrales, ce petit bijou ravira les admirateurs de Radvanovsky.

Traduction : Véronique Frenette

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A propos de l'auteur

After a career that ranged from manufacturing flavours for potato chips to developing strategies to allow IT to support best practice in cancer care, John Gilks is spending his retirement writing about classical music, opera and theatre. Based in Toronto, he has a taste for the new, the unusual and the obscure whether that means opera drawn from 1950s horror films or mainly forgotten French masterpieces from the long 19th century. Once a rugby player and referee, he now expends his physical energy on playing with a cat appropriately named for Richard Strauss’ Elektra.

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