{"id":1113608,"date":"2026-04-03T08:00:29","date_gmt":"2026-04-03T12:00:29","guid":{"rendered":"https:\/\/myscena.org\/john-gilks\/critique-de-disque-aribert-reimann-ein-traumspiel-wergo\/"},"modified":"2026-04-07T14:32:01","modified_gmt":"2026-04-07T18:32:01","slug":"critique-de-disque-aribert-reimann-ein-traumspiel-wergo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/john-gilks\/critique-de-disque-aribert-reimann-ein-traumspiel-wergo\/","title":{"rendered":"Critique de Disque | Aribert Reimann : <em>Ein Traumspiel<\/em>, Wergo"},"content":{"rendered":"<blockquote><p><b><i>Aribert Reimann\u00a0: Ein Traumspiel; Denn Bleiben ist nirgends<\/i><\/b><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Franziska Rabl, mezzo-soprano; Karsten Jesgarz, t\u00e9nor; James Tolksdorf, baryton; Marek Reichert, baryton; Opernchor Theater Hof; Hofer Symphoniker; Walter E. Gugerbauer, chef d\u2019orchestre; Martin Engler, r\u00e9citant; Deutsches Symphonie-Orchester Berlin; Manuel Nawri, chef.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Wergo, 2026<\/span><\/p><\/blockquote>\n<p class=\"has-drop-cap has-medium-font-size\"><i><span style=\"font-weight: 400;\">Ein Traumspiel<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> constitue le premier op\u00e9ra d\u2019<a href=\"https:\/\/evs-musikstiftung.ch\/en\/music-prize\/aribert-reimann\/aribert-reimann-biography\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Aribert Reimann<\/a>. L\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1965 \u00e0 Kiel. Elle s\u2019inspire d\u2019<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Ett dr\u00f6mspel<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (<\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Le Songe<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">) d\u2019August Strindberg, une \u0153uvre plut\u00f4t singuli\u00e8re, et porte nettement l\u2019empreinte d\u2019Alban Berg sur le plan musical. Depuis sa cr\u00e9ation, l\u2019\u0153uvre a fait l\u2019objet de deux productions en Allemagne\u00a0: \u00e0 Wiesbaden en 1987 et, de fa\u00e7on assez inattendue, en 2018 \u00e0 Hof, petite ville proche de la fronti\u00e8re tch\u00e8que, o\u00f9 elle a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e. Cet enregistrement est d\u00e9sormais disponible en CD.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le livret constitue une version condens\u00e9e de la pi\u00e8ce de 1901 de Strindberg, par la soprano Carla Henius en collaboration avec le compositeur. Elle \u00e9limine plusieurs intrigues secondaires ainsi qu\u2019un bon nombre de personnages (la pi\u00e8ce de Strindberg en compte quarante\u00a0!) pour aboutir \u00e0 un r\u00e9cit dont la structure g\u00e9n\u00e9rale reste assez simple. D\u00e9concert\u00e9 de ne recevoir des humains que des dol\u00e9ances, le dieu Indra d\u00e9p\u00eache sa fille pour \u00e9claircir la situation. Elle est t\u00e9moin et fait l\u2019exp\u00e9rience des souffrances humaines les plus diverses avant de conna\u00eetre l\u2019apoth\u00e9ose au c\u0153ur des d\u00e9combres incendi\u00e9s du ch\u00e2teau qui ouvre l\u2019\u0153uvre.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">La difficult\u00e9 r\u00e9side dans le fait que tout se d\u00e9roule dans un r\u00eave, les r\u00eaves ne sont pas \u00ab\u00a0r\u00e9els, mais plus que r\u00e9els\u00a0\u00bb, ouvrant ainsi la voie \u00e0 l\u2019int\u00e9gration d\u2019\u00e9l\u00e9ments surr\u00e9alistes et expressionnistes. Le ch\u00e2teau s\u2019agrandit. Deux \u00e9pisodes singuliers prennent place dans la grotte de Fingal, qui semble servir d\u2019oreille \u00e0 Indra. Et, naturellement, le temps et l\u2019espace \u00e9chappent \u00e0 toute lin\u00e9arit\u00e9 et coh\u00e9rence\u00a0: les sc\u00e8nes se r\u00e9p\u00e8tent, les personnages entreprennent des voyages impossibles et ainsi de suite. Certains personnages ne sont en r\u00e9alit\u00e9 que des incarnations d\u2019id\u00e9es abstraites.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Mais chemin faisant, la fille est t\u00e9moin \u2212 et m\u00eame victime \u2212 des souffrances propres \u00e0 la condition humaine. Le contrat d\u2019un chanteur n\u2019est pas reconduit. L\u2019avocat se voit refuser son doctorat. L\u2019officier ne parvient jamais \u00e0 \u00e9pouser la myst\u00e9rieuse Viktoria, enferm\u00e9e dans un th\u00e9\u00e2tre dont la porte demeure impossible \u00e0 ouvrir. La fille elle-m\u00eame se retrouve prisonni\u00e8re d\u2019un mariage malheureux. Le Christ appara\u00eet marchant sur l\u2019oc\u00e9an, ce qui terrifie l\u2019\u00e9quipage d\u2019un navire. Enfin, \u00e9clair\u00e9e sur la nature douloureuse de la condition humaine, la fille s\u2019\u00e9loigne en murmurant\u00a0: \u00ab\u00a0Oh, jetzt wei\u00df ich wie es ist Mensch zu sein \u2013 leb wohl!\u00a0\u00bb (Oh, je sais d\u00e9sormais ce que c\u2019est que d\u2019\u00eatre humain \u2212 adieu\u00a0!). L\u2019\u0153uvre se pr\u00e9sente comme une suite de sc\u00e8nes partiellement reli\u00e9es, \u00e0 l\u2019image d\u2019un r\u00eave.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Sur le plan musical, elle \u00e9voque le <\/span><a href=\"https:\/\/aap5.myscena.org\/gianmarco-segato\/review-cocs-wozzeck-is-a-complete-work-of-art\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><i><span style=\"font-weight: 400;\">Wozzeck<\/span><\/i><\/a><span style=\"font-weight: 400;\"> de Berg. Les sc\u00e8nes dramatiques \u2212 au nombre de treize, auxquelles s\u2019ajoute un prologue \u2212 sont pour la plupart s\u00e9par\u00e9es par des passages orchestraux; le rideau s\u2019abaisse \u00e0 certains moments, mais pas toujours. La structure musicale pr\u00e9sente un caract\u00e8re assez formaliste. Le traitement des hauteurs repose de mani\u00e8re constante sur la technique s\u00e9rielle, bien que d\u2019autres structures ou techniques soient employ\u00e9es pour les autres \u00e9l\u00e9ments. Le livret en donne une explication tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9e. \u00c0 la diff\u00e9rence de Berg, les personnages alternent parfois entre le chant et la parole. Dans l\u2019ensemble, l\u2019univers sonore rappelle fortement <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Wozzeck<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, bien que la conception dramatique en soit tr\u00e8s diff\u00e9rente.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Le Theater Hof est parvenu \u00e0 r\u00e9unir une distribution plut\u00f4t solide, domin\u00e9e par la mezzo-soprano Franziska Rabl dans le r\u00f4le de la fille. Pr\u00e9sente sur sc\u00e8ne durant presque toute l\u2019heure et trois quarts, elle ne montre aucun signe de fatigue. Sa voix est int\u00e9ressante, d\u2019une belle maturit\u00e9, sans pour autant \u00eatre rauque. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Parmi les autres interpr\u00e8tes principaux figurent le t\u00e9nor Karsten Jesgarz dans le r\u00f4le de l\u2019officier, la basse Daniel Milos dans celui du vitrier et le baryton James Tolksdorf dans celui de l\u2019avocat. Tous s\u2019acquittent de leur r\u00f4le avec succ\u00e8s, tout comme les douze autres solistes qui se partagent dix-neuf r\u00f4les. L\u2019Opernchor des Theaters Hof ainsi que le Hofer Symphoniker offrent \u00e9galement des prestations tr\u00e8s honorables. Walter E. Gugebauer dirige l\u2019ensemble. Il est impressionnant qu\u2019un th\u00e9\u00e2tre municipal situ\u00e9 dans une ville relativement \u00e9loign\u00e9e de 45\u00a0000 habitants ait r\u00e9ussi \u00e0 proposer une production aussi convaincante d\u2019une \u0153uvre aussi ambitieuse.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019enregistrement provient d\u2019une captation en direct effectu\u00e9e lors de la repr\u00e9sentation du 17\u00a0mars\u00a02018. L\u2019orchestre est enregistr\u00e9 de fa\u00e7on remarquable. Les voix b\u00e9n\u00e9ficient elles aussi, dans l\u2019ensemble, d\u2019une excellente captation, malgr\u00e9 quelques variations acoustiques soudaines lorsque les chanteurs se d\u00e9placent sur sc\u00e8ne. Il est propos\u00e9 sous forme de coffret de deux disques, en format MP3 ainsi qu\u2019en version sans perte 44,1\u00a0kHz\/16\u00a0bits (exemplaire de presse re\u00e7u) ou 48\u00a0kHz\/24\u00a0bits. Le coffret est accompagn\u00e9 d\u2019un livret tr\u00e8s complet et de grande qualit\u00e9, comprenant le texte int\u00e9gral et sa traduction.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Il y a aussi un petit plus. L\u2019album propose \u00e9galement un enregistrement de <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Denn Bleiben ist nirgends<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> (Rester c\u2019est n\u2019\u00eatre nulle part), \u0153uvre compos\u00e9e en 1968 par Reimann.<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">L\u2019\u0153uvre met en musique <\/span><i><span style=\"font-weight: 400;\">Die<\/span><\/i> <i><span style=\"font-weight: 400;\">erste Elegie<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> de Rainer Maria Rilke, dont le texte est r\u00e9cit\u00e9 sur fond orchestral. Dans cette \u0153uvre, l\u2019\u00e9criture musicale diff\u00e8re sensiblement, reposant principalement sur une s\u00e9rie d\u2019exp\u00e9riences autour de \u00ab\u00a0surfaces\u00a0\u00bb sonores et sur un syst\u00e8me de notation m\u00e9trique invent\u00e9 par le compositeur. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Cette \u0153uvre fait \u00e9galement l\u2019objet d\u2019une explication d\u00e9taill\u00e9e dans le livret. L\u2019effet produit est celui d\u2019un arri\u00e8re-plan sonore de faible intensit\u00e9 qui va et vient, au sein duquel des groupes instrumentaux distincts surgissent par \u00ab\u00a0\u00e9ruptions\u00a0\u00bb. De br\u00e8ves s\u00e9quences, majoritairement atonales, prennent forme avant de s\u2019\u00e9teindre. L\u2019ensemble se r\u00e9v\u00e8le particuli\u00e8rement int\u00e9ressant. Cette pi\u00e8ce d\u2019une vingtaine de minutes met en vedette Martin Engler dans le r\u00f4le du r\u00e9citant, accompagn\u00e9 du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin sous la direction de Manuel Nawri. Capt\u00e9 le 1\u1d49\u02b3\u00a0avril\u00a02014 \u00e0 la Jesus-Christus-Kirche de Berlin, l\u2019enregistrement se r\u00e9v\u00e8le d\u2019une tr\u00e8s bonne qualit\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Ainsi, deux \u0153uvres de jeunesse particuli\u00e8rement int\u00e9ressantes de l\u2019un des compositeurs allemands les plus importants des quatre-vingts derni\u00e8res ann\u00e9es sont d\u00e9sormais disponibles en CD. Il s\u2019agit d\u2019une sortie discographique importante.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Traduction\u00a0: Anne Marie Babkine<\/span><\/p>\n<p><iframe loading=\"lazy\" title=\"EIN TRAUMSPIEL - Theater Hof 17\/18\" width=\"702\" height=\"395\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/MxLH2U_GaJs?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aribert Reimann\u00a0: Ein Traumspiel; Denn Bleiben ist nirgends Franziska Rabl, mezzo-soprano; Karsten Jesgarz, t\u00e9nor; James Tolksdorf, baryton; Marek Reichert, baryton; Opernchor Theater Hof; Hofer Symphoniker; Walter E. Gugerbauer, chef d\u2019orchestre; Martin Engler, r\u00e9citant; Deutsches Symphonie-Orchester Berlin; Manuel Nawri, chef. Wergo, 2026 Ein Traumspiel constitue le premier op\u00e9ra d\u2019Aribert Reimann. L\u2019\u0153uvre a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en 1965<\/p>\n<div class=\"read-more hi\"><a href=\"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/john-gilks\/critique-de-disque-aribert-reimann-ein-traumspiel-wergo\/\" title=\"Continuer\">Continuer<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":39309,"featured_media":1113605,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"om_disable_all_campaigns":false,"rating_form_position":"","rating_results_position":"","mr_structured_data_type":"","footnotes":""},"categories":[394],"tags":[65591,65593,65595,65592,65597,65594,65596,65598],"class_list":{"0":"post-1113608","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","5":"has-post-thumbnail","7":"category-musique-classique","8":"tag-aribert-reimann-fr","9":"tag-deutsches-symphonie-orchester-berlin-fr","10":"tag-franziska-rabl-fr","11":"tag-german-opera-fr","12":"tag-manuel-nawri-fr","13":"tag-theater-hof-fr","14":"tag-walter-e-gugerbauer-fr","15":"tag-wergo-fr","16":"type-critique-de-disque","17":"volume-volume-31","18":"issue-vol-31-issue-6-fr","19":"section-critiques"},"featured_image_src":"https:\/\/aap5.myscena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Traumspiel.jpg","blog_images":{"medium":"https:\/\/aap5.myscena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Traumspiel-300x144.jpg","large":"https:\/\/aap5.myscena.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Traumspiel.jpg"},"acf":[],"aioseo_notices":[],"ams_acf":[{"key":"le_volume","label":"Le volume","value":[]},{"key":"numero","label":"Num\u00e9ro","value":[]},{"key":"source_url","label":"Source URL","value":""},{"key":"author_name","label":"Author","value":""},{"key":"editchoice","label":"Edit Choice","value":[]},{"key":"is_cover_story","label":"Is Cover Story","value":[]},{"key":"performer_1","label":"Performer 1","value":""},{"key":"performer_2","label":"Performer 2","value":""},{"key":"other_info","label":"Other info","value":""},{"key":"ink_amazon","label":"Ink Amazon","value":""},{"key":"archambault","label":"archambault link","value":""},{"key":"price","label":"Price","value":""}],"multi-rating":{"mr_rating_results":[]},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1113608"}],"collection":[{"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39309"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1113608"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1113608\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1114291,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1113608\/revisions\/1114291"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1113605"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1113608"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1113608"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/aap5.myscena.org\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1113608"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}